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Jean-Luc Mélenchon pète un plomb au siège de LFI – Infosplus

Jean-Luc Mélenchon pète un plomb
Jean-Luc Mélenchon pète un plomb

Dans le cadre d’une procédure judiciaire, plusieurs perquisitions ont lieu dont une au siège du parti politique de la France Insoumise. Son président Jean-Luc Mélenchon voit rouge et pète un plomb.

Jean-Luc Mélenchon : « Ce n’est pas normal, ce n’est pas de la justice, c’est plus de la politique. » Poursuivant dans une vidéo où l’on aperçoit des policiers effectuer des fouilles à son domicile : « Nous sommes perquisitionnés chez tout le monde : la secrétaire générale du groupe à l’assemblée (Clémence Guetté, NDLR), mes anciens assistants, qui ont vu débouler les flics chez eux à 7 heures du matin. Au siège du Parti de gauche dont je suis membre, au siège du mouvement La France insoumise ainsi que chez tous mes assistants d’autrefois et d’aujourd’hui. »

« Nicole Belloubet, vous êtes fière de ce que vous êtes en train de faire ? Vous avez tout oublié : qui vous êtes, qui je suis ? Vous n’avez donc plus aucune dignité ? Tous les coups sont permis ? », s’est-il indigné sur son compte Facebook.

Un policier posté à l’entrée du local est violemment conspué.

Jean-Luc Mélenchon se rendra ensuite au siège de son parti de LFI où se déroule la perquisition. On va alors assister à des scène surréalistes. « Allez enfoncez-moi cette porte, on va voir si on va m’empêcher de rentrer dans mon local ! On n’est pas des voyous ! On n’est pas des bandits ! » crie-t-il. Il va s’en prendre violemment à un policier posté à la porte : « Qui vous a donné l’ordre ? Je suis un parlementaire. Touchez pas à M. Mélenchon ! La République c’est moi ! »

Le Procureur présent en prend aussi pour son grade.

Visiblement hors de contrôle, Jean-Luc Mélenchon bouscule le Procureur de la République qui est présent. Un policier s’interpose. Un dialogue de sourds s’engage alors. Mélenchon explique qu’il a été perquisitionné chez-lui pendant quatre heures. « C’est la loi » répond le procureur. « Vous avez été prendre neuf personnes à domicile. Vous envahissez deux sièges politiques! » réplique Mélenchon excédé et en pleine crise de nerfs. 

Pourtant une élue LFI (députée de l’Hérault, Muriel Ressiguier) lui avait fait remarquer que ce n’était pas la bonne méthode : « C’est des méthodes de voyou », dit-elle. « Ça va toi, on ne t’a pas demandé ton avis« , lui rétorque son président de groupe à l’Assemblée. La députée insiste. Mélenchon lui répond sèchement : « Si c’est pour faire ça, c’est pas la peine, hein ! Tu me coupes pas! »


Le parquet de Paris a ouvert une procédure pour « menaces contre l’autorité judiciaire » et « violences sur personnes dépositaire de l’autorité publique ». La peine encourue est de trois ans d’emprisonnement. « Si un délinquant lambda n’avait eu qu’un 20e de l’attitude de Mélenchon, il serait déjà renvoyé en comparution immédiate », souligne un magistrat.

Ces perquisitions ont eu lieu sous la conduite du parquet. L’éternel débat de la réelle indépendance de la Justice — alors que le Procureur de la République est désigné par l’exécutif (clairement, le gouvernement et donc le Président) — est relancé. Mélenchon a donc beau jeu d’invoquer une police politique. 

Touhami – INFOSPLUS

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