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L’après Bouteflika inquiète le peuple algérien et l’Afrique

L'après Bouteflika en Algérie
L’après Bouteflika en Algérie inquiète 

L’après Bouteflika se profile

Abdelaziz Bouteflika est arrivé au pouvoir en 1999. L’Algérie était encore dans le malheur : la décennie noire d’une guerre intérieure opposant l’armée et une grande partie du peuple aux fanatiques extrémistes du FIS (Front Islamique de Libération). En effet, après l’annulation des élections législatives (à deux tours) en décembre 1991, suite à un coup d’Etat de l’ANP (Armée Nationale Populaire), les responsables du FIS — qui remportèrent 48 % des sièges dès le premier tour — décidèrent, en représailles, de prendre les armes. La suite ce sera de terribles attentats terroristes et de féroces combats armés. En dix ans d’une crise extrême, le chiffre de 200.000 morts est annoncé. Le Président Bouteflika imposera, dès son arrivée, une concorde nationale au pays en promettant aux rebelles « terroristes » une grâce et un « pardon » s’ils rendent les armes et se repentent. Il demandera aux victimes des familles massacrées par des attentats et des tueries un geste citoyen considérable, celui de pardonner. C’était le prix à payer pour enfin mettre fin aux effusions de sang qui n’avaient que trop endeuillé tout le peuple algérien. On sait donc ce que l’on doit à l’actuel Président algérien : une stabilité politique, et une situation civile apaisées, dès 2002. Mais aujourd’hui, le Président est physiquement diminué par la maladie (dont un AVC). Sa succession se pose donc en toute logique. Et l’après Bouteflika inquiète beaucoup.

ANP reste incontournable en Algérie 

L'après Bouteflika en Algérie - ANP
L’après Bouteflika en Algérie – ANP va-t-elle devoir intervenir encore ?

L’après Bouteflika hante tous les esprits. La guerre des clans, les tractations, les pourparlers, les rencontres secrètes, les petits arrangements vont bon train. Le mandat actuel du Président algérien, même s’il cautionne une relative stabilité, plonge le pays dans une inquiétante passivité. Ce pays est en proie à l’immobilisme et le laxisme. Alors que le Monde fait face aux pires défis, qu’ils soient humains, politiques, économiques, technologiques, géostratégiques, ou simplement sociétaux, l’Algérie fait du surplace. Parce que le Président actuel ne semble plus en mesure d’exercer son rôle de Chef d’Etat. Les décisions ne sont pas prises. On vit d’un acquis qui s’effrite de jour en jour. La baisse du prix des hydrocarbures n’arrangeant pas les affaires. 

L’homme fort actuel semblerait être Ahmed Gaïd Salah, le Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire. L’ANP devra-t-elle, une fois de plus, faire le boulot que les ministres civils n’ont pu ou pas voulu accomplir ? Gaïd Salah qui vient d’ailleurs d’installer le général-major Abdelhamid Ghriss dans ses nouvelles fonctions de secrétaire général du ministère de la Défense nationale. Son prédécesseur, le général-major Mohamed Zenakhri, a été mis à la retraite. Cette nomination n’est en rien anodine.

Alors, Messieurs les Généraux, Mesdames et Messieurs les ministres ou chefs de partis représentatifs, soyez pour une fois unis au nom de l’intérêt général et supérieur du pays. L’Algérie est et sera toujours dans le viseur de ses innombrables ennemis qu’il est inutile de désigner ici. Ils n’attendent qu’une chose : que le chaos politique frappe de nouveau l’Algérie pour se lancer dans un dépeçage. Hier, ils se taisaient, attendant le partage du gâteau, aujourd’hui, ils observent, prêts à frapper. 

Emmanuel Macron reconnait la torture en Algérie comme un système rendu légal par l’Etat

L'après Bouteflika en Algérie - Emmanuel Macon
L’après Bouteflika en Algérie – Emmanuel Macon reconnait la torture en Algérie

Dernièrement, le Président Emmanuel Macron a rendu visite à la sœur du communiste Français Maurice Audin et lui a demandé pardon au nom du pays. En 1957, M. Audin, un anticolonialiste militant pour l’indépendance de l’Algérie, avait été capturé, puis, en réalité, torturé et exécuté. Il avait été porté disparu. Le Président français aurait-il fait ce pas en avant — L’Etat algérien exige toujours des excuses de la France au nom des crimes commis durant la période coloniale — en prévision des changements ou des transformations qui vont se produire en Algérie ? Il aurait des informations fiables ? Tout ce que l’on peut dire, c’est que l’échiquier politique algérien bouge activement. Et si alternance il y a, qu’elle soit du fait de l’ANP ou non, il faudra que celle-ci se mette en place pacifiquement. Il y va de l’avenir de l’Algérie et de ses enfants. L’après Bouteflika ne doit pas être un problème mais une suite logique dans l’histoire de l’Algérie.

Touhami – INFOPLUS 


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