Nick CONRAD et son « Pendez les Blancs » n’ont pas fait mouche

Nick CONRAD : "Pendez les Blancs"
Nick CONRAD : « Pendez les Blancs« 

Nick Conrad confond un Art dénonçant les crimes commis par les Blancs à l’encontre des Noirs et un Art dévoyé véhiculant violence et vengeance.

Nick Conrad, rappeur Noir, dit dans un clip « Pendez les Blancs » ; a priori, sans même réfléchir, je l’ai interprété comme une vengeance qui dirait : « Rendez-leur ce qu’ils vous ont fait et faites-leur la même chose » ; en quelque sorte la loi du Talion. La suite confirme mes pensées : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps divertir les enfants noirs de tout âge petits et grands. Fouettez-les fort faites-le franchement, que ça pue la mort que ça pisse le sang ».  

Le contexte tendu du moment obligerait à une retenue dans le verbe.

Explication de texte de Nick Conrad : « Je ne peux pas renier ce que j’ai écrit, ça touche le racisme, c’est la beauté de ce morceau, ça reste de l’art ». 
 «Ce clip, ce n’est que de la fiction, j’ai voulu inverser les rôles de l’homme blanc et de l’homme noir». Il fallait être devin pour imaginer cela.

Nick Conrad poursuit : « C’est une fiction qui montre des choses qui, du début à la fin, sont vraiment arrivées au peuple noir, tous les éléments qui sont cités dans le morceau, un à un, ont vraiment touché et marqué le peuple noir dans sa chair. » En inversant les rôles et montrant des blancs torturés et tués par des noirs, le rappeur cherchait donc « faire réfléchir. » C’est plutôt raté !

S’il « comprend le souci qu’il peut y avoir », Nick Conrad ne regrette rien. Il a pris un avocat et se défend d’être raciste : « 80 % des gens de l’équipe du clip sont des blancs, mes amis blancs me soutiennent ». Excuse trop facile.

Il aurait visiblement fallu joindre un texte explicatif car les mots ont un sens et là ils ne sont pas vraiment poétiques.

Ce que cherchait à relater Nick Conrad s’est très certainement déroulé à travers l’histoire. Nous savons ce que les Noirs ont subi pendant les périodes sombres de l’esclavagisme. L’histoire est là, pour témoigner. Toutefois, faut-il ressasser ces crimes dans le moindre détail et dire aux descendants de ces crimes : « Imaginez une seconde si l’on vous pendez comme vous nous pendiez ? » Non. La mémoire rappelle des faits historiques ayant existé, justement pour ne pas qu’ils se reproduisent.

La mémoire est un arbre qu’il ne faut pas laisser mourir. Pour cela, il faut l’arroser en temps voulu, sans chercher à manger de ses fruits : ils seraient trop amers, au goût salé. Indigeste !

La mémoire est plus forte que l’oubli, le temps ne peut l’effacer ; ses souffrances sont gravées d’un encre indélébile sur les marches du temps.

Touhami – INFOSPLUS

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