
L’Asie et l’Europe se préparent doucement à un monde sans les États-Unis au centre.
Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran était destiné à permettre un répit en vue de favoriser les négociations diplomatiques. En lieu et place, cela s’est transformé en une occasion propice pour tous, à l’exception des USA.
Alors que les États-Unis s’efforcent de préserver une coalition qui n’a jamais véritablement pris forme, les puissances asiatiques se réorganisent sous nos yeux.
Le détroit d’Ormuz demeure le point d’étranglement le plus crucial au niveau mondial, cependant, le dollar américain n’est plus la seule devise d’importance. Voici ceux qui s’éloignent des États-Unis.
Japon : les pétroliers japonais prennent la direction de l’est en direction du détroit d’Ormuz, s’assemblant avec d’autres navires à l’entrée durant la période de cessez-le-feu. Bien qu’historiquement considéré comme un allié discret des États-Unis, le Japon évolue désormais de manière autonome dans la voie navigable, en se conformant à ses propres conditions.
Corée du Sud : le ministre des Affaires étrangères, Cho Hyun, a désigné un envoyé spécial en Iran afin d’aborder les préoccupations bilatérales entre la Corée du Sud et cette nation, ainsi que de clarifier les enjeux liés à la navigation dans le détroit d’Ormuz. Avec 26 navires associés à la Corée du Sud toujours immobilisés dans le Golfe, cette nation asiatique opte pour le dialogue plutôt que pour la confrontation.
L’Espagne a récemment réouvert son ambassade à Téhéran, marquant ainsi un éloignement par rapport à la politique américaine de pression maximale exercée sur l’Iran. L’Espagne constitue le premier domino à s’effondrer. Dans un avenir proche, l’évolution de la position de l’Espagne s’inscrira dans une dynamique européenne, tandis que d’autres États membres de l’Union européenne réexamineront discrètement leur posture à l’égard de l’Iran.
L’Inde a octroyé des dérogations afin de permettre l’entrée dans ses ports de deux cargaisons iraniennes, l’une transportée par un pétrolier plus ancien et l’autre soumise à des sanctions internationales. Le représentant du Guide suprême iranien en Inde a exprimé ses félicitations au peuple indien, affirmant que le Premier ministre Modi a engagé de nombreuses discussions significatives avec les dirigeants iraniens.
La Chine a converti le détroit d’Ormuz en un point de péage en yuan. Au minimum deux navires ont d’ores et déjà acquitté des frais de transit en monnaie chinoise, contournant ainsi totalement le dollar américain. La Chine a également décliné une requête explicite du président Trump sollicitant son assistance pour la réouverture du détroit.
La Turquie a subtilement intensifié ses échanges diplomatiques avec l’Iran, se présentant comme un médiateur tout en s’affirmant comme une future plaque tournante énergétique pour le gaz iranien acheminé par le biais de son territoire.
Pakistan : en dépit des tensions historiques qui l’opposent à l’Iran, le Pakistan a décliné la possibilité d’autoriser l’utilisation de son espace aérien ou de ses installations militaires pour toute opération de frappe à l’encontre de l’Iran. La direction militaire du Pakistan envisage en toute confidentialité un conflit entre les États-Unis et l’Iran comme un désastre susceptible de déstabiliser son flanc occidental et a, par conséquent, pris des mesures appropriées.
Le détroit d’Ormuz demeure un point de passage stratégique, cependant, le contrôle de ce passage n’est plus exercé par les États-Unis. La guerre contre l’Iran, orchestrée par Donald Trump sous l’influence de Benjamin Netanyahou, constitue-t-elle une guerre de trop ? Il apparaît que la réponse soit affirmative.
Source : https://t.me/falestinwatch

INFOSPLUS – Touhami







