
Donald Trump : nous vous exposons de manière précise ses erreurs apocalyptiques.
Que ce soit lors de son premier mandat (2017-2021) ou de son deuxième, la politique étrangère de Donald Trump s’est distinguée par une approche de rupture favorisant l’unilatéralisme, les stratégies transactionnelles (le « deal ») et un soutien inconditionnel aux positions israéliennes. Ces choix ont durablement et radicalement modifié les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Premier mandat (2017-2021) : la stratégie de « pression maximale » et les accords transactionnels
- La dissolution des accords de Vienne (JCPOA) en mai 2018 : Trump a pris la décision unilatérale de retirer les États-Unis de l’accord nucléaire iranien de 2015, le qualifiant de « pire accord jamais négocié ». Il a remis en place des sanctions économiques sévères contre l’Iran. Cette mesure a rompu les liaisons diplomatiques, encouragé Téhéran à se libérer progressivement des contraintes liées à l’enrichissement de l’uranium et intensifié sensiblement les tensions au niveau régional.
- L’adoption de la position affirmant Jérusalem comme la capitale d’Israël (décembre 2017) : Trump a mis un terme au consensus et à la diplomatie américaine de longue date en déplaçant l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. Cette action a été considérée comme une interruption significative du processus de paix à deux États, dévaluant ainsi le rôle des États-Unis en tant qu’arbitre historique aux yeux des Palestiniens.
- L’élimination du général Qassem Soleimani (janvier 2020) : Soleimani, chef de la Force Al-Qods des Gardiens de la Révolution iranienne, a été éliminé par une attaque par drone américaine à Bagdad. Cette action a failli conduire à une guerre à ciel ouvert, entraînant une riposte de l’Iran contre des installations américaines en Irak et consolidant la position du régime de Téhéran dans une dynamique de conflit asymétrique extrême.
- La souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental en échange de la normalisation des relations avec Israël (décembre 2020) : À travers les Accords d’Abraham, l’administration Trump a échangé la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental (un événement sans précédent pour une puissance occidentale qui défie le droit international et les résolutions de l’ONU) contre la restauration des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv. Cela a considérablement exacerbé les tensions entre le Maroc et l’Algérie.
Deuxième mandat : l’accroissement de l’escalade militaire et les projets immobiliers utopistes.
- L’initiative visant à métamorphoser Gaza en « Riviera » d’ici 2025 : Ce projet ambitieux, qui combine l’immobilier et la technologie, a été révélé à travers les plans de l’administration américaine et les visuels produits par une initiative appelée « Great Trust ». Il propose d’instaurer une gestion internationale à Gaza pendant une décennie afin d’y édifier une station balnéaire de luxe. Ce projet a engendré une énorme controverse à l’échelle internationale et a fait l’objet de critiques sévères sur le plan du droit international. En conséquence, il se baserait sur le concept d’un déplacement ou d’une incitation à quitter « volontairement » la population palestinienne locale en contrepartie de compensations monétaires et de « jetons électroniques ».
- L’opération militaire contre l’Iran en février 2026 : Après l’échec des pourparlers diplomatiques et une intensification des tensions dans le détroit d’Ormuz, Donald Trump a donné son accord pour le lancement de l’opération militaire « Epic Fury » le 28 février 2026. Dirigée de manière collaborative par les forces américaines et israéliennes, cette opération de bombardements intensifs a visé le programme nucléaire, les installations de missiles et les quartiers généraux iraniens (impactant directement Téhéran). Cette attaque a engendré un conflit armé à grande échelle dans la région, entraînant des milliers de pertes et perturbant de manière spectaculaire l’ensemble du Moyen-Orient. L’assaut a eu lieu lors d’une conjoncture de négociation avec de réelles probabilités de conclure un accord. Par la suite, la confiance des Iraniens à l’égard de Trump se dissipera complètement. Ce qui est compréhensible.
Ces actions illustrent le passage de la diplomatie américaine à une stratégie de commerce et de démonstration de force, où les accords multilatéraux et le droit international ont été mis de côté au profit de gains stratégiques à court terme et de coalitions régionales qui ont complètement fragmenté la zone.
À mon humble avis, Donald Trump n’a pas agi en tant que président d’une puissance majeure, mais plutôt comme un président directeur général d’une société privée. Ses agissements, frôlant le borderline entre chef de mafia et malfrat en politique, ont, d’une part, totalement terni l’image des États-Unis sur le plan mondial et, d’autre part, diminué la puissance de l’Amérique en l’affaiblissant considérablement. Il est temps qu’il parte.
Touhami
FAQ
Pourquoi Donald Trump a-t-il retiré les États-Unis de l’accord nucléaire iranien (JCPOA) en 2018 ?
Donald Trump a considéré, sur recommandation de Benjamin Netanyahou, que l’accord nucléaire iranien ne protégeait pas suffisamment les intérêts américains et régionaux. Son retrait visait à rétablir des sanctions économiques sévères contre l’Iran pour limiter son influence et ses capacités nucléaires, bien que cette décision ait exacerbé les tensions au Moyen-Orient. Une décision prise de manière unilatérale qui a compromis des mois de négociations.
Quelle a été la signification politique de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Trump ?
La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël en 2017 a marqué une rupture avec la diplomatie traditionnelle américaine, affaiblissant le rôle des États-Unis comme médiateur dans le conflit israélo-palestinien et provoquant des réactions négatives dans la région. Le droit international a tout simplement été gravement compromis.
Qu’est-ce que le projet « Riviera » à Gaza évoqué dans l’article ?
Le projet « Riviera » est une initiative controversée visant à placer Gaza sous gestion internationale pendant dix ans pour y développer une station balnéaire de luxe. Ce projet soulève des inquiétudes quant au déplacement volontaire de la population palestinienne locale. L’homme d’affaires Donald Trump s’est imposé face à l’homme politique qu’il était censé représenter.
Quelle a été la nature de l’opération « Epic Fury » en février 2026 ?
L’opération « Epic Fury » était une campagne militaire conjointe américano-israélienne de bombardements intensifs contre des installations iraniennes, déclenchée après l’échec des pourparlers diplomatiques. Elle a provoqué un conflit à grande échelle dans la région du Moyen-Orient. Attaquer un État en cours de négociation constitue une grave erreur.

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