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Trois Coupes du monde sans la participation de l’Italie, cela semble inconcevable.
On assiste à une authentique secousse institutionnelle dans le monde du football italien. À la suite de l’énorme désillusion d’avoir raté une troisième Coupe du Monde consécutive en 2026, la Fédération italienne (FIGC) a opté pour un remède radical. Sous la présidence du nouveau chef de la fédération, Giovanni Malagò, une refonte complète a été lancée suite aux démissions du président Gabriele Gravina, du manager Gianluigi Buffon et du sélectionneur Gennaro Gattuso.
Pour diriger cette transformation et échapper à cette crise sans précédent, la FIGC a annoncé la désignation d’un couple iconique bien identifié par les partisans de l’AC Milan. Paolo Maldini est désormais à la tête de la direction technique de la fédération et préside le Club Italia, avec Leonardo comme conseiller.
L’expression « deux aspects d’une même pièce de monnaie », employée par Giovanni Malagò pour caractériser leur partenariat, illustre à la perfection la synergie historique et de gestion de ce couple :
Paolo Maldini : le garant de l’identité et de la tradition
Maldini incarne la Nazionale dans ce qu’elle a de plus noble. Sa nomination apporte :
- Une légitimité incontestable : ancien capitaine légendaire, il impose le respect immédiat des joueurs et des institutions.
- La culture du haut niveau : il sait ce que signifie porter ce maillot et saura insuffler de nouveau cette exigence, de l’équipe première jusqu’aux sélections de jeunes.
- Une expérience de reconstruction : il a déjà prouvé au Milan AC qu’il savait redresser un géant endormi avec des moyens limités en misant sur la compétence et la structure.
Leonardo : Le stratège international et le réseau
Le Brésilien apporte une ouverture sur le monde et un pragmatisme managérial essentiels pour briser le conservatisme du football italien :
- Une expertise de gestionnaire : ancien directeur sportif à succès (notamment au PSG), il maîtrise les rouages politiques, financiers et structurels du football moderne.
- La rupture constructive : N’étant pas italien, il apporte un regard extérieur indispensable pour moderniser les méthodes de détection et le fonctionnement fédéral.
- Le binôme parfait : les deux hommes se connaissent par cœur, se font une confiance aveugle, alliant l’âme italienne de Maldini à la vision globale de Leonardo.
La priorité absolue : trouver le guide sur le banc. La première mission cruciale du duo Maldini-Leonardo est de nommer le nouveau sélectionneur de l’Italie pour le mener jusqu’au Mondial 2030. Si le nom d’Antonio Conte revient avec insistance parmi les favoris locaux, des rumeurs font état d’une ambition démesurée avec des pistes de prestige international (comme des approches rêvées vers Pep Guardiola) pour provoquer un véritable électrochoc tactique et culturel.
Pensez-vous qu’un duo au profil aussi managérial et axé sur les clubs (comme Maldini et Leonardo) réussira à imposer ses réformes à une fédération souvent jugée trop rigide et archaïque ?
Pour ma part, je crois que, à l’instar de la fédération française, la fédération italienne devrait accueillir les contributions des joueurs d’origine immigrée. Le football italien, notamment grâce à sa rigueur défensive et au talent de ses attaquants ayant écrit sa gloire, m’a autant fasciné que le Brésil des années 60/70. En effet, ces deux pays ont longtemps dominé le football international. Il est désormais temps que l’Italie regagne sa position dans le monde du football, telle l’Algérie qui, également, traverse une grave et profonde crise.
Touhami

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