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Le Puits d’où j’ai puisé l’eau durant des années

Le Puits d'où j’ai puisé l'eau durant des années

Le Puits d’où j’ai puisé l’eau durant des années

Un puits en plein désert, dans de vastes étendues, à perte de vue, arides et sèches, c’est l’assurance de survivre, de pouvoir s’hydrater, se laver, cuire sa nourriture, arroser son potager ; un puits, c’est l’eau, source de toute vie. Un miracle tombé du ciel, en pleine zone de sécheresse, de forte chaleur et une désolante siccité. L’eau se puise, mais elle s’épuise aussi.

Lorsque les hommes, par nécessité, s’arrêtent devant un puits, puisent son eau vitale et indispensable, s’en désaltèrent, remplissent leurs cruches, ils poursuivent leur voyage plus entrains qu’ils ne l’étaient en arrivant. Les nomades, les Touareg, ces seigneurs du désert, ont un bien plus profond respect pour un puits que nul autre homme vivant dans une société urbanisée, industrialisée, réputée civilisée, ne pourrait même imaginer.

L’abondance de cette eau coulant à flot, dans sa demeure, sa cuisine, sa salle de bain, par une simple action sur un robinet, fait oublier aux hommes des villes modernes et peuplées, le cheminement de ces eaux tombées du ciel, s’écoulant des hautes cimes des montagnes, rejoignant les mers par des rivières, finissant dans des verres, des bouteilles en plastique.

« Si un voyageur venait à passer près de ton puits, seul ou accompagné, donne-lui de l’eau, ainsi qu’à ses bêtes, s’il en a » ; telle est la loi de l’hospitalité en Orient, dans le désert.

Un point d’eau est un lieu de rencontre, un endroit où l’on partage, où l’on donne et où l’on apprécie ce précieux liquide parvenu du ciel. Nulle vie sans eau, nulle éternité. C’est en arrosant toute semence que le germe finit par fendre la terre et donner la vie.

L’homme court après l’argent, les diamants et les rubis. Mais lorsqu’il a soif, il boit de l’eau. Le sourd aimerait entendre, l’aveugle voir, le muet parler, l’impotent marcher. Et toi qui entends, vois, parles et marches, que recherches-tu ? Où cours-tu ? Tu ne peux rattraper le temps, même en courant plus vite que le vent.

Alors, entends, vois, récite et porte haut ce que ton Seigneur a transmis aux hommes par l’intermédiaire de ses Messagers. Si tu possèdes ce liquide indispensable aux humains, aux bêtes, à la faune, à la flore, donnes-en à ceux qui n’en ont pas. C’est la meilleure et la plus belle des aumônes .

Touhami – INFOSPLUS

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