
L’hantavirus, qu’est-ce que c’est ? Les hantavirus sont principalement véhiculés par certains rongeurs sauvages. L’homme peut être infecté par l’inhalation de particules provenant des urines, de la salive ou des déjections de rongeurs malades, en particulier dans des endroits clos et mal aérés (caves, greniers, cabanes, installations agricoles…).
Précisions apportées par la Pr Anne Goffard, médecin et virologue au CHU de Lille : « L’hantavirus n’est pas un virus en émergence. » « On fait la distinction entre les hantavirus de l’Ancien Monde, que l’on trouve principalement en Europe et en Asie, et ceux du Nouveau Monde, qui sont présents sur le continent américain et peuvent entraîner des formes plus graves. »
Quels sont les signes de l’hantavirus ? Les signes cliniques initiaux ressemblent généralement à ceux de la grippe : fièvre, céphalées, douleurs musculaires. Les hantavirus sont des agents infectieux capables de causer des complications respiratoires et cardiaques, de même que des fièvres hémorragiques. Il existe même des cas asymptomatiques, « ou réduits à de simples courbatures, des troubles gastro-intestinaux, une toux légère, parfois accompagnés d’une atteinte rénale pouvant progresser vers une insuffisance aiguë mais réversible ». – Virginie Sauvage, experte à l’Institut Pasteur de Paris.
Transmission de l’hantavirus entre individus ? La transmission ne se fait pas de manière classique par voie respiratoire, elle dépend essentiellement de contacts étroits et prolongés. La contagion entre humains demeure peu fréquente. – Professeur Anne Goffard.
Doit-on se préoccuper de l’hantavirus ? La létalité de l’hantavirus est extrêmement élevée : elle varie de 30 à 40 % d’après les experts, toutefois, le risque de contagion est moins important comparé au Covid. Il ne s’agit pas d’un nouveau Covid. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, assure que « le risque actuel pour la santé publique associé à cet antivirus est encore faible ».
Comment se protéger de l’hantavirus ? 6 mesures préventives à mettre en pratique :
- Se laver les mains fréquemment.
- S’abstenir de toucher son propre visage.
- Toussez ou éternuez dans votre coude.
- Utiliser un mouchoir en papier, s’y moucher et ensuite le jeter.
- Il est recommandé d’oxygéner les espaces de vie aussi fréquemment que possible.
- Il est recommandé de porter un masque si l’on manifeste des symptômes.
Il est cependant important de noter que, selon l’OMS, le risque de diffusion de l’hantavirus au sein de la population est « absolument faible ».
FAQ
Qu’est-ce que l’hantavirus et comment peut-on l’attraper ?
L’hantavirus est principalement véhiculé par certains rongeurs sauvages. L’homme peut être infecté en inhalant des particules provenant des urines, de la salive ou des déjections de rongeurs malades, surtout en environnement clos et mal aéré comme des caves ou des greniers.
Quels sont les symptômes de l’hantavirus ?
Les symptômes initiaux ressemblent généralement à ceux de la grippe, avec fièvre, céphalées et douleurs musculaires. Il peut aussi causer des complications respiratoires, cardiaques ou des fièvres hémorragiques, et parfois passer inaperçu ou ne présenter que des troubles légers.
L’hantavirus se transmet-il d’une personne à une autre ?
La transmission entre individus n’est pas courante et se fait principalement par contact étroit et prolongé, notamment éviter les contacts rapprochés pour limiter tout risque de contagion.
Faut-il s’inquiéter de l’hantavirus ?
La létalité de l’hantavirus est élevée, de 30 à 40 %, mais le risque global de contagion reste faible comparé à d’autres maladies comme le COVID, et selon l’OMS, le risque actuel pour la santé publique est considéré comme faible.
Comment peut-on se protéger contre l’hantavirus ?
Il est recommandé de se laver fréquemment les mains, d’éviter de toucher son visage, de tousser ou d’éternuer dans le coude, d’utiliser et jeter des mouchoirs en papier, de ventiler régulièrement les espaces de vie, et de porter un masque si l’on présente des symptômes.

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