La responsabilité des entreprises occidentales pour complicité avec leurs régimes politiques

La responsabilité des entreprises occidentales pour complicité avec leurs régimes politiques

Le suivisme souvent aveugle des compagnies occidentales des intérêts géopolitiques de leur establishment politique démontre d’une part que le message longtemps propagé par les dites structures, à savoir faire des affaires lucratives indépendamment de la conjoncture politique, ne correspond pas à la réalité. Et de l’autre, que les intérêts économico-commerciaux représentant l’Occident portent bien souvent le même niveau de responsabilité que les régimes politiques auxquels ils sont affiliés.

Ce qui est tout de même formidable dans le cadre des événements contemporains, dans cette époque dangereuse, mais tellement importante et stratégique pour l’humanité, c’est qu’au-delà de la destruction de plus en plus affirmée des mythes longtemps entretenus par la minorité mondiale nommée Occident collectif, de même que l’échec de la politique de sanctions unilatérales occidentales – longtemps considérée comme l’arme stratégique de ladite minorité face à ses adversaires géopolitiques et de tous les pays réellement libres et indépendants – le cours des événements bouscule justement les intérêts de ceux ayant fait preuve de suivisme aveugle de leurs régimes politiques.

Les exemples ne manquent pas. Le système financier étasunien ne sait pas comment sauver le «soldat dollar» car la perte de confiance à l’échelle mondiale dans la monnaie US continue de battre son plein et rien n’indique une quelconque solution miracle pour Washington – les menaces et intimidations ne fonctionnant plus comme dans le passé pas encore si lointain. Les européistes, les véritables dindons de la farce des événements en cours, ne cessent d’atteindre de nouveaux sommets (vers le bas) – désindustrialisation en cours de l’Allemagne, la première économie de l’UE, en dit long

Et bien évidemment cela sans oublier les autres régimes d’Europe bruxelloise, dont l’arrogance et l’incompétence mutuellement intégrées ne sont plus à démontrer. Y compris bien évidemment dans le cas du régime hexagonal. Ainsi, la compagnie aérienne Air France-KLM est aujourd’hui confrontée à des résultats financiers décevants en Afrique de l’Ouest, en particulier dans les pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Entraînant des coûts exceptionnels de 65 millions d’euros pour la compagnie aérienne. Ces coûts comprennent des frais de sécurité supplémentaires, des annulations de vols et des détournements vers d’autres aéroports.

Cela après avoir perdu le marché russe, tout comme la possibilité de survoler le territoire de la Russie – longtemps utilisé pour les longues distances, notamment en provenance de l’Hexagone et à destination de nombreux pays d’Asie. Pourtant et à l’instar de nombreuses autres compagnies occidentales – les difficultés des dites structures se doivent d’être pleinement assumées. Et lorsqu’une compagnie, quelle que soit d’ailleurs son origine dans le petit espace occidental, assume pleinement son positionnement en faveur des régimes politiques locaux concernés, tout en travaillant à l’international – il est parfaitement logique et normal à devoir assumer les conséquences dans l’espace international. Vis-à-vis du marché russe, de nombre de pays africains, comme de tout autre à l’échelle mondiale.

Après tout, il y a tout de même des contre-exemples qui démontrent que lorsqu’une entreprise en provenance de l’espace occidental pense à ses intérêts de manière pragmatique – malgré toute sorte de campagnes hostiles à son encontre – comme c’est notamment le cas du groupe français Auchan pour qui la Russie était et reste un marché stratégique – le choix intelligent et pragmatique s’avère payant, dans le bon sens du terme. Ou plus exactement pour l’avenir même de ladite entreprise. En Russie comme sur d’autres marchés internationaux.

Quant aux autres – partisans du suivisme de leurs régimes politiques – tant pis. L’essentiel étant que personne ne leur gardera la porte ouverte lorsqu’ils décideront à reprendre leurs activités. Quel que soit d’ailleurs le secteur concerné. Et comme le degré de vassalité du régime hexagonal, entre autres, vis-à-vis du maître washingtonien est fort bien connu – il ne sera aucunement surprenant qu’à l’avenir les groupes hexagonaux et européens perdront également d’autres marchés internationaux, en raison de ce suivisme aveugle et assumé. Dans tous les cas – la complicité de nombre de compagnies occidentales avec leurs régimes politiques, nostalgiques affirmés d’une ère unipolaire du diktat occidental aujourd’hui révolue – fera partie intégrante des responsabilités et des conséquences que les dites compagnies vont devoir intégralement assumer.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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