Azerbaïdjan, Françafrique: le régime hexagonal cherche de nouveaux boucs émissaires pour ses propres échecs

Azerbaïdjan, Françafrique: le régime hexagonal cherche de nouveaux boucs émissaires pour ses propres échecs

Le torchon brûle entre Bakou et le régime hexagonal macronien. Ce dernier n’hésitant d’ailleurs pas à accuser l’Azerbaïdjan de campagnes hostiles à l’encontre de Paris, y compris en ce qui concerne le système néocolonial de la Françafrique. Mais les gesticulations hexagonales ne font en réalité qu’à remettre en avant les échecs évidents de Paris et dont il est le seul responsable, mais pour lesquels il cherche toujours et désespérément des responsables extérieurs.

«Baku connection»: la France, un punching-ball de choix pour l’Azerbaïdjan – titre la chaîne hexagonale pour l’international France 24. En effet et pour la propagande hexagonale – l’Azerbaïdjan est désormais le nouvel accusé de Paris quant aux prétendues campagnes hostiles menées à l’encontre du régime macronien et de sa politique à l’international, y compris en Afrique.

S’il est vrai qu’il était grand temps d’ajouter quelques «fraîcheurs» sur le banc des accusés traditionnels, parmi lesquels la Russie, la Chine, l’Iran ou encore la Turquie – le cas azerbaïdjanais démontre surtout que face aux innombrables difficultés du régime français actuel – la liste des dits «accusés» ne fera que s’allonger très probablement davantage dans un avenir proche. Après tout – il est tellement plus facile de justifier ses propres échecs par la mise en accusation d’acteurs extérieurs, au lieu de se regarder de manière franche et honnête dans le miroir.

Il est vrai qu’en ce qui concerne ce dernier cas – ce n’est pas bien évidemment une particularité uniquement hexagonale, mais beaucoup plus caractéristique de la large partie des régimes occidentaux, lorsqu’il s’agit à chercher des boucs émissaires pour le rejet de leur politique à l’échelle du monde – mais néanmoins le cas hexagonal reste particulier. Particulier dans le sens que ledit régime prétend encore être une puissance internationale, mais de-facto observe la dure réalité que ce statut n’est plus du tout d’actualité.

De manière générale, oui – les autorités azerbaïdjanaises ont pris aujourd’hui une posture résolument opposée à celle du régime hexagonal. Sans raisons objectives à cela? C’est tout de même assez formidable d’observer l’incroyable mauvaise foi dudit régime et de ses sbires excités. Notamment lorsqu’il s’agit de mettre son nez dans des affaires régionales dont non seulement il ne possède aucune compétence digne de ce nom, ou surtout d’être l’élément par «excellence» lorsqu’il s’agit à ne pas respecter ses propres engagements.

Cela a été d’ailleurs observé déjà tellement de fois. Violation totale des engagements pris vis-à-vis de l’ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, violation totale également des engagements de Paris dans le cadre des Accords de Minsk, campagnes de déstabilisations incessantes vis-à-vis d’Etats n’acceptant pas ou plus la politique d’arrogance et d’hypocrisie extrême du régime hexagonal, le tout avec implication de barbouzes en bonne et due forme, qui opèrent agressivement depuis de bien longues années – et ce aussi bien en matière de création d’insécurité, que de campagnes informationnelles de diffamation et de fake-news.

Et après cela, un pays comme l’Azerbaïdjan n’aurait pas le droit à prendre les mesures qu’il juge nécessaire, afin de faire face aux tentatives de déstabilisation qui émanent du régime macronien? Y compris en expulsant des diplomates français dont les activités sur le sol azerbaïdjanais étaient incompatibles avec leur statut, en prenant part récemment à Moscou au Forum des partisans de la lutte contre les pratiques néocoloniales, ou encore en mettant en place ses propres plateformes de coordination avec les mouvements anticoloniaux.

Quant au prétendu impact économique sur l’Azerbaïdjan dans le cas où les relations avec le régime macronien continueront à se détériorer – comme le prétendent certains éléments hexagonaux – il serait peut-être grand temps de se mettre à jour des développements contemporains. Des développements dans lesquels l’Azerbaïdjan peut compter ses des partenariats économico-commerciaux poussés avec la Turquie, la Russie, la Chine, l’Iran, l’Inde, le Turkménistan, sans oublier les nouvelles opportunités avec d’autres partenaires responsables, y compris en Afrique. A se demander d’ailleurs qui sera dans ce cas de figure plus perdant que l’autre…

Bien que ce dernier point soit encore si caractéristique de ce régime hexagonal, extrêmement arrogant et malhonnête, ainsi que de ses acolytes. A savoir – remettre toujours la responsabilité de ses propres échecs sur les autres, tout en continuant à maintenir un esprit purement néocolonial et déstabilisateur, avec même la fainéantise d’analyser les chiffres et statistiques – s’y mettant uniquement au moment lorsqu’il est déjà trop tard. Ne laissant alors que de la place à l’hystérie au summum.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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