L’adhésion à l’UE est un «geste symbolique» pour l’Ukraine afin de dissimuler une «véritable fatigue»

L’adhésion à l’UE est un «geste symbolique» pour l’Ukraine afin de dissimuler une «véritable fatigue»

Quand le voyageur européen décide de faire un tour en Asie, il réalise que l’actualité de son pays ou celle de l’UE se limite à quelques phrases dans les médias de cette zone géographique. Global Times, un media chinois anglophone, jette un oeil froid sur l’annonce de l’UE et sur l’agitation médiatique de Volodymyr Zelensky concernant l’adhésion de l’Ukraine dans l’UE. Pendant que les medias en France ou dans la zone UE agitent une excitation sur cette annonce, la Chine ne considère pas qu’il soit nécessaire de consommer tant d’énergie pour cette declaration: c’est un coup de communication. 

Un geste symbolique. «L’adhésion à l’UE est une victoire symbolique» pour l’Ukraine afin de dissimuler une vraie fatigue», titre Global Times. «L’UE a officiellement ouvert les négociations d’adhésion pour l’Ukraine, a annoncé jeudi le bloc. C’est une décision que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a qualifiée de victoire après que ses espoirs pour obtenir une aide de 54 milliards de dollars de l’Europe et de 61 milliards de dollars des États-Unis se soient révélés insuffisants», continue le média anglophone asiatique. Pour l’analyse froide chinoise, «l’adhésion à l’UE était davantage un geste symbolique ou un plan d’urgence visant à compenser le fait que les alliés occidentaux ne peuvent plus fournir à Kiev les fonds et les munitions nécessaires». En outre, c’est, en fait, «une promesse qui s’estompe en raison de l’incertitude croissante de la Maison Blanche sur ce qui se passe». En effet, avec les élections aux Etats-Unis en novembre 2024, l’incertitude se trouve sur l’avenir de l’actuelle administration qui a entraîné les Etats-Unis et le monde occidental dans une crise historique avec le conflit en Ukraine. 
 
Global Times trouve triste la réaction du président ukrainien alors que ses soldats meurent dans un conflit qui pouvait être évité en rappelant l’annonce joyeuse et déplacée du président ukrainien sur la validation de l’adhésion de son pays à l’UE: «En ce moment, en Ukraine, beaucoup d’entre nous se sentent vraiment encouragés, et c’est très important: cela nous permet de continuer. Je tiens à dire un immense merci – à chacun d’entre vous pour tout ce que nous avons réussi à accomplir». Au lieu de vouloir continuer, Volodymyr Zelensky, devrait arrêter les massacres sur le front et les massacres de l’économie ukrainienne.

Cette proposition d’adhésion qui est issue de «cette décision peut être considérée comme un plan de compensation proposé par le bloc pour ne pas pouvoir l’admettre dans l’OTAN», a déclaré Cui Heng, chercheur à l’Institut national chinois pour les échanges internationaux et judiciaires de l’OCS au Global Times. 

«Cui Heng estime qu’il s’agit plutôt d’une tactique stratégique visant à renforcer la confiance de l’Ukraine à un moment où les États-Unis et l’Europe n’ont plus la capacité ni la volonté de fournir autant d’aide en termes de financement et de munitions qu’auparavant», poursuit le média anglophone qui rajoute: «En outre, les pays européens sont confrontés à de nombreuses incertitudes quant au soutien à Kiev et espèrent retarder le processus d’aide au moins jusqu’à l’élection présidentielle américaine de 2024, selon les experts». 

«L’Ukraine est encore loin de remplir les conditions des critères de Copenhague, non seulement en termes de finances et d’économie, mais aussi et surtout en matière de corruption. C’est également dans la corruption que l’UE tente de faire pression sur Volodymyr Zelensky pour qu’il se conforme aux directives fixées par les États-Unis, puisque l’administration actuelle est déjà profondément impliquée dans des problèmes de corruption», a déclaré Cui Eng. 

L’expert chinois est très optimiste car il semble oublier que l’UE est -elle-même- un véritable lieu de la corruption et qu’avant de pouvoir penser à intégrer un pays comme l’Ukraine, il faudrait que la corruption cesse d’exister à Kiev mais aussi -surtout- à Bruxelles. En outre, comment des responsables politiques de UE, qui a été fondée sur la promesse d’avoir la paix en Europe, peuvent affirmer que l’Ukraine en conflit peut joindre le bloc?

Là où Cui Eng ne se trompe pas: «La principale préoccupation concerne les dommages potentiels causés à leurs intérêts nationaux. En tant que pays peuplé et vaste sur le plan territorial, l’Ukraine obligerait l’économie européenne, déjà en difficulté, à faire face à un afflux important de migrants et à une vague de dépenses financières, exerçant une immense pression sur diverses ressources».

Pierre Duval

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