Le Tribunal international de La Haye et le risque de génocide à Gaza

Le Tribunal international de La Haye et le risque de génocide à Gaza

Le quotidien Haaretz, dans un éditorial du 8 octobre, a directement accusé Benjamin Netanyahou d’être «responsable de cette guerre entre Israël et Gaza». De même, l’opinion publique israélienne le tiendrait déjà pour responsable de l’échec retentissant de la sécurité israélienne en sous-estimant les informations égyptiennes.

Ainsi, selon des sources égyptiennes, dix jours plus tôt, ils auraient averti Benjamin Netanyahou que le Hamas préparait une offensive majeure contre Israël, un point qui a été démenti par lui-même dans un tweet dans lequel il accusait les services de renseignement de négligence, parvenant ainsi à contrarier les puissants services du Mossad israélien. 

La Cour de La Haye aurait donné son aval au génocide de la population de Gaza. De même, Benjamin Netanyahou serait déjà acculé par le rejet de la communauté internationale face à la violation flagrante des droits de l’homme à Gaza avec 24.448 morts et 61.504 blessés civils palestiniens, ce qui a donné lieu à la présentation de l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de La Haye (CIJ), d’un procès contre Israël pour un prétendu «crime de génocide». Le verdict dudit tribunal aurait pu contraindre Benjamin Netanyahou à mettre un terme à l’invasion de Gaza et à décréter un cessez-le-feu permanent, la libération des otages détenus par le Hamas et l’entrée d’une aide humanitaire d’urgence à Gaza sous forme de nourriture, de carburant et de fournitures médicales pour près de 1 million de Palestiniens confinés dans un espace de 7 km2 à côté du poste frontière de Rafah. Cependant, la décision salomonienne de la Cour internationale de La Haye en n’exigeant pas un cessez-le-feu immédiat conduira à la poursuite de l’invasion militaire israélienne de Gaza jusqu’à sa destruction totale, donc de facto, la Cour de La Haye aurait donné son aval au génocide de la population de Gaza. 

Cependant, la désaffection envers Benjamin Netanyahou au sein de la société israélienne augmenterait, car celle-ci ne peut pardonner les échecs sécuritaires de la défense israélienne qui auraient conduit au meurtre de 1.400 Israéliens et à l’enlèvement de 220 personnes par le Hamas. Ainsi, selon une enquête du Jerusalem Post, 80 % des personnes interrogées affirment que «le gouvernement est le principal responsable de l’infiltration des militants palestiniens» et 56 % estiment que «Netanyahu devrait démissionner à la fin de la guerre actuelle».

Dans ce contexte, nous assistons à la mort malheureuse par Tsahal de trois des otages juifs, les confondant prétendument avec des membres du Hamas, d’où la mobilisation des proches des personnes kidnappées par le Hamas devant la résidence de Benjamin Netanyahou, qui les rendent «personnellement responsables de son retour vivant chez lui». Tout cela pourrait conduire à la démission de son gouvernement après l’invasion de Gaza et à la convocation ultérieure de nouvelles élections qui faciliteraient la formation d’un gouvernement de salut dont la tâche principale serait d’essayer de rééditer les accords d’Oslo qui permettent la coexistence pacifique de deux peuples dans deux États.

Germán Gorraiz López, analyste politique

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