Seulement un Allemand sur dix croit en la victoire de l’Ukraine

Seulement un Allemand sur dix croit en la victoire de l’Ukraine

Les Allemands serrent les dents à cause de nouvelle crise historique qui heurte leur pays. La tristesse et la peur s’installent. Le conflit en Ukraine a provoqué, via les sanctions décidées contre la Russie par les élites politiques allemandes et les élites politiques, qui siègent dans les institutions européennes, une montée des prix des aliments, de l’énergie, faisant chuter le pays entier dans une nouvelle crise historique qui se rajoute à l’effet pervers de l’introduction du Hartz IV. Maintenant, les observateurs évoquent une situation similaire à celle de la république de Weimar. 

Pour les Allemands, l’Ukraine ne va pas gagner contre la Russie. «Selon une nouvelle étude, de moins en moins d’Allemands s’attendent à ce que Kiev gagne contre l’agresseur russe. Dans le même temps, la confiance dans l’efficacité militaire des États-Unis et de la Bundeswehr diminue», annonce Wirtschaftswoche citant l’Institut de démoscopie Allensbach (IfD). «Ainsi, au début de la nouvelle année, seul un Allemand sur dix s’attendait à une victoire de l’Ukraine. L’année dernière, 16% d’entre eux pensaient encore que la Russie pouvait être repoussée. Dans le même temps, environ un tiers des personnes interrogées s’attendent désormais à ce que l’armée russe finisse par réussir», continue le magazine hebdomadaire d’affaires allemande. 
 
Les Allemands remettent en cause les États-Unis. Parallèlement, la confiance dans les États-Unis en tant que partenaire fiable diminue également. Selon l’ IfD, seuls 39% des Allemands estiment actuellement que l’alliance avec les États-Unis restera stable. Près d’un tiers doute de la fiabilité de Washington. Cela est probablement, également, lié à la victoire imminente de Donald Trump aux prochaines élections américaines. Lors de son premier mandat, la confiance de la population allemande dans le plus important allié transatlantique était au plus bas». «Si les États-Unis se retiraient d’Ukraine, comme on le craint, cela aurait des conséquences sur le rôle potentiel de leadership de l’Allemagne dans la guerre contre la Russie. Dans un tel scénario, près de 31% des personnes interrogées souhaiteraient également livrer moins à l’Ukraine. En Allemagne de l’Est notamment, l’approbation d’une nouvelle aide à l’Ukraine est en baisse», rajoute Wirtschaftswoche. Cette baisse pour aider l’Ukraine en Allemagne de l’Est se rapporte à un sondage du 11 janvier dernier qui indique que «l’AfD représente environ 30% dans les trois Länder». 
 
L’Allemagne veut un retour des relations avec Moscou et dénonce les sanctions contre la Russie. L’extrême droite et l’extrême gauche, comme au temps de la république de Weimar sont les partis qui récupèrent des suffrages. L’AfD ou le nouveau parti de gauche radicale (BSW) de Sahra Wagenknecht dénoncent les sanctions contre la Russie et demandent un retour à la normale des relations avec Moscou. En outre, le BSW et l’AfD appellent à réduire le nombre de migrants. Les partis traditionnels, qui ont fait la RFA et couvert l’ère Kohl et Merkel s’effondrent. Dans la république de Weimar, l’incapacité de parvenir à un véritable compromis s’exprimait par le fait que presque tous les gouvernements étaient faibles et éphémères. 

Effet boule de neige. Le moteur allemand en crise, c’est l’Europe entière qui tombe en panne. Observateur Continental notait, d’ailleurs, que l’Europe, à quelques mois des élections européennes, s’engouffre sur le chemin de l’extrême droite. Les élites européennes et celles qui se trouvent dans les divers pays de l’UE ont misé sur des sanctions contre la Russie qui ont provoqué une nouvelle crise historique qui est en train d’ébranler la sécurité, la paix sociale. Observateur Continental constatait, aussi, la destruction de l’industrie allemande.

Les médias allemands posent les questions brûlantes: «Aide à l’Ukraine: combien coûte la guerre à l’Allemagne?». «En octobre 2023, l’Ukraine avait reçu environ 232 milliards d’euros de la part de 41 États»; «Selon le ministère des Affaires étrangères, l’Allemagne a fourni à l’Ukraine une aide d’un montant de 28 milliards d’euros». Voilà des sommes qui vont en Ukraine alors que le peuple allemand devient pauvre. Une étude de la fondation Hans-Böckler avertissait que «la pauvreté est un risque pour la démocratie». La crise similaire à celle de Weimar prend forme.

Le Spiegel rapportait: «Les cliniques allemandes s’attendent à une vague de faillites drastique en 2024». Le plus sérieusement du monde, les médias allemands se demandent si, en raison des conséquences des sanctions contre la Russie, «l’Allemagne se trouve au bord de la faillite nationale?». Actuellement, les démocrates envisagent d’interdire l’AfD et de priver de ses droits constitutionnels le leader de l’AfD de la Thuringe, Björn Höcke, qui donne la chair de poule à l’actuel establishment politique du pays. C’est qu’il veut coopérer «immédiatement» avec la Russie. Les électeurs d’extrême gauche ou d’extrême droite veulent rétablir de bonnes relations avec Moscou. 
 
«Seuls 20% des Allemands sont prêts à soutenir davantage l’Ukraine», conclut Wirtschaftswoche, précisant que c’est «un signal alarmant dans une phase cruciale de la guerre».

Pierre Duval

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