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17 novembre 2018 : une journée de blocage sans politiques et citoyenne

17 novembre 2018 : une journée de blocage sans filets et toute citoyenne
17 novembre 2018 : une journée de blocage sans filets et toute citoyenne

17 novembre 2018 : la France gronde, la France est en colère, mais personne ne l’entend ni ne la voit.

17 novembre 2018 : la France d’en-bas gronde. La France d’en-bas est en colère. Mais la France d’en haut ne semble pas l’entendre. Une journée de blocage est prévue ce samedi 17 novembre par un mouvement citoyen, appelé les Gilets jaunes. C’est sans précédent, dans la mesure où ce mouvement n’est pas organisé par des syndicats, ni des partis politiques, ni même par de quelconques associations. Il est donc difficile de mesurer quelles en seront les conséquences sur le plan de sa réussite, de son déroulement, et sur le respect des lois de la République et des règles de la démocratie. Une inconnue totale se dresse devant nous.

Le Président MACRON : « Je fais ce que je dis. »

Je cite le Président Emmanuel MACRON : « Je fais ce que je dis. Peut-être qu’on n’était plus habitués [à cela] ». Jusqu’à présent, et contrairement à ses prédécesseurs, Emmanuel MACRON n’a pas reculé. C’est un véritable rouleau compresseur. Les réformes se font mais à un train d’enfer. Il n’est laissé aucun répit à personne. A peine le temps d’analyser une situation donnée qu’en survient une autre et ainsi de suite. Si bien que tout devient confus, incontrôlable, inspire la peur et la méfiance. Les citoyens perdent pied et s’inquiètent de ce qu’il leur arrive. Avancer c’est bien. Les passages en force sont, en théorie du moins, antidémocratiques.

Nouvelles donnes dans un nouveau monde.

A monde nouveau, nouvelles donnes. Le Président Emmanuel MACRON sera confronté — ainsi que son gouvernement — à une situation inédite, une espèce de révolution de rue, version moderne. Celle du 17 novembre 2018 porte les raisons de la colère, du mécontentement, de la désillusion. Dans ce nouveau monde du Président MACRON, on ne se révolte plus derrière des barricades, on se révolte vêtu d’un gilet jaune, avec pour seule arme sa colère, le poing levé haut vers un ciel gris de novembre. 

Les politiques sont hors-jeu, ignorés, voire même bannis. Entre le peuple et leurs gouvernants, ce n’est plus un fossé qui les sépare, c’est un trou noir, un abîme sans fond. La base semble vouloir reprendre possession des clés de la maison. Les cris d’injustice sont audibles, partout palpables. Ce n’est plus une révolution contre une monarchie, mais le ras-le-bol d’un système technocratique, une organisation pyramidale en laquelle on ne croit plus ; en laquelle on ne fonde plus aucun espoir. 

Le peuple est au bord de la crise. Il est inquiet. Il a peur. Il s’interroge. Le monde vers lequel l’entraînent ses dirigeants l’angoisse plus qu’il ne l’apaise. Cette transition — que personne ne semble maîtriser —  vers laquelle on les entraîne, personne ne les y avait préparés et encore moins persuadés. Mais attention, les adversaires du Président MACRON vont, par tous les moyens, tenter de récupérer cette révolte des Gilets jaunes à des fins de faire tomber l’actuel gouvernement. C’est le piège à éviter.  

Le 17 novembre, c’est tout cela. Un sentiment de révolte, un besoin d’exprimer sa colère, d’expier ses terribles idées noires quant à son avenir et à celui des siens. La hausse des carburants n’a été que le catalyseur d’un tout, un ensemble d’injustices ayant fait éclos les germes de la colère.

Touhami – INFOSPLUS

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