L’Algérie éliminée injustement du Mondial 2022

L’Algérie éliminée injustement du Mondial 2022
L’Algérie éliminée injustement du Mondial 2022 par l’arbitre Gassama et le Cameroun

Blida, l’enfer d’un soir maudit

Algérie, Blida. Le mardi 29 mars 2022, restera, pour le football et le peuple algériens, une journée marquée par la déception et la fin d’un grand rêve, celui d’une participation à une Coupe du Monde organisée par un pays arabe.

En effet, ce jour-là s’est déroulé, au stade Mustapha-Tchaker (ملعب مصطفى تشاكر) à Blida (Algérie), le match de barrage retour contre le Cameroun ; match comptant pour une qualification à la phase finale d’une Coupe du Monde qui se déroulera au Qatar et débutera le 21 novembre 2022.  

Pourtant, tout débutait parfaitement pour les Fennecs puisque l’Algérie s’était imposée à Douala au Cameroun le 25/03/2022 — au stade de Japoma, de triste mémoire : c’est là où l’Algérie fut sortie dès le premier tour de la CAN-2022 — par 1 but à 0. Une sérieuse option pour une place en Coupe du Monde semblait avoir été prise. Les Algériens devaient donc assurer à domicile.

Mais le sort du match sera orienté, faussé, manipulé par l’arbitre. La rencontre sera en effet truquée en faveur des Camerounais.

Des joueurs Algériens maladroits et perturbés par un arbitrage pour le moins suspect

A domicile, les Algériens, loin d’êtres sereins et sûrs d’eux, montrant une fébrilité, ont encaissé un premier but qui aurait dû être refusé, suite à une grossière poussette sur le défenseur Aïssa Mandi. Si l’arbitre, Bakary Gassama, avait consulté la Vidéo assistance (VAR) il aurait logiquement annulé le but. Celui-ci validera le but sans aucune vérification vidéo. Un comble pour une reconcentre capitale !

Les deux équipes seront à égalité après le temps imparti. Place donc à une prolongation de deux fois 15 minutes qui, sans une honteuse manipulation du match par l’arbitre, n’aurait jamais eu lieu. Les Algériens marqueront un but en fin de seconde mi-temps de la prolongation. Tout le monde a évidemment cru à une qualification de l’Algérie.

Karl Toko Ekambi et surtout Bakary Gassama brisent le rêve de tout un peuple

C’était sans compter sur Karl Toko Ekambi (joueur de l’OL – Lyon) qui, pratiquement à la dernière seconde, à la suite d’un coup franc tiré en direction de la surface de réparation algérienne — avec une faute de main qui ne sera pas siffflée — expédiera le ballon au fond des filets de Raïs M’Bolhi, crucifiant tout un peuple qui se voyait déjà au Qatar. C’est un cataclysme, un moment de désolation pour tout un peuple passionné de football. L’arbitre corrompu s’empressera de siffler la fin de la rencontre alors qu’il restait encore quelques minutes à jouer.

En toute objectivité, on peut revoir le match cent fois, il est clair que l’arbitre de la rencontre a été partial dans les décisions décisives. Corruption ou pas ? Ce mot sera vite scandé, hurlé et sur toutes les lèvres.

Une analyse approfondie de toutes les décisions de l’arbitre démontre clairement une manipulation de match.

Devant un tel scandale, la FAF (Fédération Algérienne de Football) déposera une réclamation — demandant à rejouer le match — auprès de la FIFA au motif que les décisions de l’arbitre ont faussé et orienté le résultat final du match. La FIFA prendra en compte, sur la forme, cette réclamation algérienne.

Dans un courrier, pour le moins ambigu, adressé à la FAF dans la nuit du 7 mai 2022, la FIFA indique qu’au stade de la commission des arbitres (présidée par M. Pierluigi Collina) il n’y avait aucune raison valable de rejouer le match. Une manière diplomatique de dire que le dossier est clos et l’affaire entendue. « L’erreur est humaine » dira M. Collina plus tard. Il aurait dû dire : ces erreurs en cascade et répétées sont humaines.

Une erreur, ok. Une douzaine, bonjour les dégâts ! Et toujours des Algériens en dindons de la farce (1982 – 2022, bis repetita).

Toutefois, selon certaines sources, l’ancien excellent arbitre italien M. Collina s’est employé à justifier aux autres arbitres les décisions « justes et normales » de Gassama, émettant de gros doutes sur la faute commise sur Mandi (rappelée en début d’article).

Quoi qu’il arrive, ce match restera dans les pages sombres du football international. Quarante ans après le match de la honte déroulé en 1982 en Espagne et opposant deux cousins germains (Allemands et Autrichiens), l’Algérie se voit une fois de plus éliminée d’une compétition majeure dans des conditions injustes, honteuses et indignes. Le football n’en sortira pas grandi.

Le niveau d’arbitrage en Afrique est catastrophique. Et ce qui est encore plus navrant et dramatique, c’est que rien n’est fait pour endiguer cette situation déplorable.

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