Loi Gayssot : Quand une loi est mauvaise, il faut la changer

Loi Gayssot : Quand une loi est mauvaise, il faut la changer
Loi Gayssot : Quand une loi est mauvaise, il faut la changer

Loi Gayssot : La loi peut-elle se substituer aux travaux de Chercheurs, d’Historiens, de Scientifiques, de Philosophes ? La vérité a-t-elle besoin d’une loi pour s’imposer ?

Loi Gayssot, une loi parfaitement scélérate

Est-il acceptable que l’on jette, en France et au sein de l’Union Européenne, un homme en prison sur le seul fait que cet individu contesterait, par des arguments, des versions historiques officialisées par des lois — loi Gayssot — et concernant tel ou tel passé historique ? La loi peut-elle se substituer à quelque vérité que ce soit et punir celles et ceux qui essaieraient de la restituer au plus près de ce qu’elle fut réellement, ou tout au moins tenteraient de la révéler selon leurs convictions personnelles étayées par des travaux méticuleux accomplis avec sérieux et rigueur, c’est-à-dire honnêtement et de bonne foi ? Ne faudrait-il pas, dans ce cas, plutôt apporter des arguments de manière à contredire, à démontrer ses versions des faits à son ou ses contradicteurs. Interdire par des lois scélérates — telle la loi Gayssot — à des Historiens de travailler sur des sujets, des événements aussi graves que ceux de la seconde guerre mondiale, notamment sur les tragédies de la Shoah (Holocauste), n’est-ce pas déjà se mettre soi-même (le législateur) hors-la-loi ? Un écrivain, en France, a-t-il encore le droit de contester, de critiquer, de porter un jugement, de communiquer à l’attention de ses lecteurs ce qu’il croit être juste, être intéressant au plus haut niveau pour son public, et d’écrire en toute liberté ce que son instinct littéraire lui inspirerait, ce que ses propres travaux le conduiraient à révéler sur des sujets précis ? Est-ce que monsieur Serge Klarsfeld aurait pu traquer, chasser tous les nazis, rescapés de la seconde guerre mondiale ayant pris la fuite, et de les traduire devant les tribunaux pour y répondre de leurs crimes contre l’humanité, si la loi le lui avait interdit ?

De plus en plus de lois liberticides restreignent notre champ de liberté, notre champ de manœuvre, notre liberté d’expression. De puissants groupes de pression (lobby) mettent en place de véritables boucliers protecteurs, en se servant du cadre législatif (un bien commun acquis par la Révolution), destinés à les protéger dans leurs mensonges (on peut aisément le supposer), ou à les renforcer dans leurs vérités qu’ils imposeraient aux autres. La vérité a-t-elle besoin d’une loi pour s’imposer ? La loi peut-elle se substituer aux travaux de Chercheurs, d’Historiens, de Scientifiques, de Philosophes, lorsque ceux-ci exercent leurs pleines compétences dans un unique but : rechercher la vérité pour les Historiens, donner un sens à la vie pour les Philosophes, comprendre la vie et ses secrets pour les scientifiques ? Je ne le crois pas. Toute vérité mérite qu’on la recherche et qu’on la manifeste.

La loi Gayssot envoie un homme en prison pour avoir proposé autres versions que celles visées par la loi

Cette loi, contestée par nombre d’intellectuels, de politiques et de personnalités juives (dont madame Simone Weill) est la loi Gayssot. Cette loi, promulguée au Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990, interdit, dans son article 24bis, le fait de « contester (…) l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international [dit de Nuremberg] annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945. » Cette loi est scélérate dans son esprit, perfide dans sa conception car elle ne règle rien, bien au contraire elle contribue à jeter le doute, la suspicion, la méfiance. Et lorsqu’une loi est mauvaise, il faut la changer ; lorsqu’elle est injuste, il faut l’abroger. Un homme, âgé de 41 ans et père de 8 enfants (Vincent Reynouard – dont je ne partage pas toutes les idées loin s’en faut), a été incarcéré en 2010 parce qu’il « conteste » des faits officiels historiques et protégés, tel un copyright, par cette loi Gayssot. Je ne prends pas parti pour M. Reynouard et ses idées historiques. Ce qui me gêne, c’est que l’on emprisonne un homme parce qu’il aurait des opinions différentes d’une version officielle. Et cela, en France, c’est inacceptable. Et malheureusement, la loi Gayssot le permet !

Jamais notre humanité n’a eu autant soif de vérité qu’aujourd’hui, alors que les lois liberticides prolifèrent. 

Touhami – INFOSPLUS

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